Avec un jour de retard

Ce matin, au moment de partir de chez nos hôtes, une surprise qui va remodeler notre journée : une roue crevée. Le côté positif, c’est qu’on est bien installés pour changer la roue, mieux que dans un virage (ils sont nombreux à La Réunion) au bord de la route. Le premier garage, indiqué par notre logeuse, ne peut pas réparer parce que la machine ne marche plus, le second est une simple station et ne fait pas ça, le troisième ne fait plus ça, mais nous indique un vrai garage digne de ce nom qui possède un vrai atelier de mécanique. Le travail est fait dans l’enfilade et grève notre budget de 46 €, on s’en remettra.

La matinée est alors bien entamée et au lieu d’aller visiter le musée prévu qui ferme à 12h30, on va faire une randonnée sur les hauts de Saint-Paul. Ça s’appelle la Boucle du Bassin Vital (ça ne s’invente pas) et ça nous à pris 2h15. Une bonne montée au départ (dans les 300 mètres), plus un aller-retour montée-descente dû au caractère fantaisiste du balisage, auquel on commence à être habitué, puis la vraie descente avec encore quelques hésitations sur le chemin.
Encore un qui a dû se fier au balisage.
Comme chaque fois, il y a une récompense en haut.
Franchissement d’une ravine.
Non, on n’est pas perdus.

Quand on termine la randonnée, il se met à pleuvoir, temps idéal pour un musée. Finalement la roue crevée aura servi à quelque chose, nous avions prévu la randonnée l’après-midi, elle aurait été moins agréable.

Après un excellent repas dans un restaurant chinois, on va donc visiter le musée de Villèle. C’est une ancienne demeure coloniale, propriété d’une riche famille de planteurs, les Panon-Desbassayns. Visite intéressante, qui met bien en parallèle la vie de ces riches colons et celle des esclaves sans lesquels leur exploitation n’aurait pas pu exister.
Ruines de l’ancienne usine à sucre du domaine.
L’hôpital des esclaves.
Vous voyez bien qu’il pleuvait.

Cet article est publié avec un jour de retard car hier il y avait une panne d’internet à notre gîte. Nous espérons que personne ne s’est trop inquiété. Merci à Sylvain d’avoir demandé ce qui se passait.