Journée bien arrosée

Non, pas par le rhum, seulement par l’eau de pluie. Ça n’a pas arrêté de la journée, avec plus ou moins de violence. On s’est arrêté à un moment sur un parking pour attendre que ça passe.
A midi, notre route (RN2, la seule possible pour aller à notre hébergement) a même été coupée : submersion, cailloux, canne à sucre perdue par un transporteur. On a vu un 4×4 passer, mais les autres voitures sont restées bloquées. Alors nous avons fait demi-tour pour aller à un restaurant recommandé par le Routard. Quand nous sommes repartis, le problème était réglé : une pelleteuse avait créé une dérivation pour l’eau de pluie et la chaussée était nettoyée. C’est assez fréquent.
Nous sommes donc bien arrivés au Gandalf Safari Camp, petit établissement tenu par des Allemands et pour cette raison envahis par des Allemands. On a l’impression d’être à l’étranger. Et il pleut toujours.
Quelques photos prises en visant bien entre les gouttes. Encore de la lave, la partie sud-est de l’île gagne en superficie au fur et à mesure des éruptions. On n’a pas le droit d’y construire.
On est quand même sorti un peu de la voiture.
Notre plat de midi (pour deux !) : quatre sortes de carry (poisson, porc, poulet et poulpe).
Très bon et très copieux.
Par quoi vais-je commencer ?
Notre chambre chinoise.
A priori, demain ça ne va pas s’arranger. On avisera.

Une journée humide

Avant de commencer le compte-rendu de la journée, trois choses :

  • avec un peu de retard, nous souhaitons un bon anniversaire à Lazare
  • avec pas de retard du tout, nous souhaitons un bon séjour aux USA à Joël
  • nous félicitons Emmanuelle qui a trouvé que les « bonnets de prêtre » sont des oursins-tortues, de nom scientifique Colobocentrotus Atratus
Avant de partir du gîte, nous avons eu droit à une visite guidée par notre hôte de son jardin. Il vaut beaucoup de jardins botaniques. Notre hôte adore essayer des trucs, planter de nouveaux machins pour voir ce que ça donne. Il a entre autre une grosse variété de plantes aromatiques. En plus, une vache, des cochons, des chèvres, des poules. Son rêve : utiliser au maximum ses produits pour sa consommation personnelle et pour ses clients.
Des palmistes pour consommer les coeurs de palmiers.
Des papayes pour le petit déjeuner.
Ce régime est prêt à consommer. Il n’a plus de fleur comme le précédent. Pourquoi ? Parce que nous l’avons mangée hier soir avec une préparation au poulet. C’était excellent.
De la vanille.
Puis route vers le gîte de Bélouve dans la forêt du même nom, où nous devrions avoir une belle vue sur le cirque de Salazie dans lequel nous sommes déjà allés à partir de Saint-Denis.
En route, nous achetons de quoi nous restaurer à midi, …
… dont un ananas épluché artistiquement.
Vue sur le cirque de Salazie. Qui a dit « On ne voit rien » ?
Le gîte de Bélouve
Cette cabine permettait à deux personnes de monter depuis le cirque en utilisant comme force motrice le poids des grumes de tamarins récoltées en haut et descendues dans le cirque.
Il y a profusion de fuchsias dans la nature
Une petite éclaircie nous a quand même permis d’avoir une vue sur le cirque de Salazie …
… en particulier sur Hell-Bourg que nous avons visité il y a quelques jours.
Mais l’éclaircie fut de courte durée et nous avons regagné le niveau de la mer dans le nuage et pour finir sous une pluie battante.
Nous étions prêts à regagner notre gîte et à ne plus en ressortir, quand la pluie s’est arrêtée. Alors nous sommes repartis vers l’Anse des Cascades, à quelques kilomètres de là. Un joli coin très fréquenté par les Réunionais, surtout qu’on est dimanche. On peut monter vers un belvédère d’où on a une très belle vue, bien qu’elle soit un peu rétrécie par les nuages.






Il a bien aimé la pluie.
Marie-Christine lui a fait peur pour vous permettre d’avoir idée de la taille de la bête.




Des églises, de la lave, des plantes, une piscine, et pas de raton laveur

Première étape de la journée, le village de Sainte-Rose où nous logeons. Pas grand chose à y voir à part ce joli petit port de plaisance et les canons qui devaient tenir les Anglais en respect. Ça n’a pas toujours marché car les Anglais se sont installés là pendant quelques années.
Deuxième étape : l’ancien pont suspendu de la fin du XIXième siècle, sur lequel on n’a même plus le droit de marcher à pied. Il a été remplacé par un pont plus fonctionnel dans les années 70. Les deux franchissent une ravine impressionnante.
Troisième étape : Sainte-Anne et son église. Un curé désirant dynamiser sa paroisse a eu l’idée d’associer les habitants, et en particulier les enfants, à sa rénovation. D’où cette pièce montée kitsch. Ça s’est passé entre 1922 et 1946.
C’est une carte de La Réunion sur une mappemonde.
Quatrième étape : Bethleem. Ce fut un lieu de refuge pour une communauté qui souhaitait échapper aux pirates. Puis des religieuses y ont implanté un ouvroir, une chapelle, … et y ont développé une paroisse. Maintenant abandonné, c’est devenu un lieu de promenade pour les locaux.
Non, ce n’est pas Marie-Christine
Cinquième étape, la forêt Sainte-Marguerite où se trouve un sentier botanique bien entretenu dans la forêt primaire.
Un pimpin, fruit du vacoa, arbre extrêmement répandu sur l’île.
Sixième étape : repas aux Cinq Orangers, restaurant qui ne paie pas de mine, mais qui assure bien. On y était déjà passé avant-hier pour acheter des samoussas et on y est retourné volontiers. La serveuse est de surcroit très aimable et on a eu droit en plus de notre repas au rhum arrangé avec le café. Marie-Christine avait déjà eu du rhum additionnel à son jus d’ananas !!
Septième étape : l’église de Piton Sainte-Rose. En 1977, une coulée de lave traversa le village de Piton Sainte-Rose, détruisant quelques habitations. Elle contourna l’église, mais détruisit le portail et pénétra dans la nef principale, s’arrêtant au milieu de l’église. Celle-ci fut depuis restaurée, mais elle est entourée par la coulée de lave. Très impressionnant.
Huitième étape : promenade jusqu’à la mer sur la coulée de 1977 où la végétation commence à peine à reprendre ses droits.

Neuvième étape : un peu plus au nord sur le littoral.

Dixième étape : à la demande de quelques personnes, la piscine.

Onzième étape : le repas en compagnie de nos hôtes et de deux autres couples. Le premier fête ses noces d’or par un voyage organisé par les enfants. Le second fête les 50 ans de monsieur ; c’est une surprise organisée par madame. Très bon repas, mieux qu’hier soir. Tout était bon, y compris bien sûr le rhum.

Le volcan

Aujourd’hui, après un petit-déjeuner copieux et varié, nous nous sommes mis en route pour le Piton de la Fournaise, le seul volcan de l’île encore en activité (la dernière éruption date de cette année). Au bout de deux heures de route, nous étions à pied d’oeuvre.
Encore en voiture, mais l’ambiance est déjà là.
Dernière descente sur le goudron, après c’est la piste sur 5 km dans la Plaine des Sables (zone d’effondrement)
On y est presque. Remarquez les nuages.
Vue sur l’enclos, énorme zone d’effondrement dans laquelle on va descendre.
On avait repéré une rando, mais le sentier était fermé, information donnée en bas, après 150 m de dénivelé.
Tant pis, on a fait autre chose, en tout 3 h de marche.
Le Piton de la Fournaise.
On n’y montera pas, déjà parce que c’est assez sportif, et aussi en raison de la météo.
Toujours vu du haut, vous voyez les nuages arriver. Mais on descendra quand même.
C’est par là qu’on descend.
La muraille de l’enclos. Comme il fait 9 km de large, on ne se sent pas trop enfermés.
La lave prend des formes esthétiques.
Mamie Christine cherche des pierres de lave pour ses petits-enfants.
Un petit cratère secondaire dans l’enclos. Il s’appelle Formica-Leo.
Le même avec la falaise qu’on a descendue … et qu’il faudra remonter !
Juste avant que je sorte un vêtement de pluie. On a terminé dans le nuage et le crachin.
La chapelle de Rosemont . On peut y entrer et on y a mangé notre en-cas bien à l’abri.
Le trajet est balisé par des pointillés pour qu’on ne se perde pas dans le brouillard très fréquent.
Là, je vous assure, on est remontés au sommet de la falaise et on devrait voir la même chose que sur la quatrième photo de l’article.
En redescendant en voiture, on avait l’intention de s’arrêter de temps en temps pour profiter des nombreux points de vue spectaculaires. Mais il n’y avait plus grand-chose à voir, quelqu’un avait enlevé le paysage pendant notre absence.
Une éclaircie nous a quand même permis de voir la remontée de la route hors de l’effondrement.
A mi-chemin, on a retrouvé un peu de soleil, mais on s’est enfermés dans un musée : la Cité du Volcan.
Ensuite, on n’a plus rien vu dans le reste de la descente.
Ai-je dit qu’il y avait un peu plus de 2000 m de descente ? Non ? Voilà, c’est fait.
En rentrant, piscine, repos, blog, et ce soir on mange à la table d’hôtes. On vous racontera.

Route vers Sainte-Rose

En chemin vers Sainte-Rose où se trouve notre gîte pour 4 nuits, on s’est arrêté au site de Takamaka d’où on a une vue magnifique. C’est un site utilisé par EDF pour une centrale hydroélectrique souterraine. Mais la route était coupée en raison d’un effondrement.
Comme beaucoup d’autres personnes, on est quand même passé en regardant s’il ne pleuvait pas des cailloux et nous avons fait le reste du chemin à pied.
La vue-récompense
Puis direction notre gîte.
Des papayes
Récolte de la canne à sucre
Préemballage
Arrivée à notre gîte.
Ce qu’on voit depuis la piscine
Une petite marche vers la mer. Il faut faire un petit détour car ce qu’on ne voit pas sur la photo précédente, c’est qu’il y a une falaise entre la maison et la mer.
Une orchidée qu’on voit rarement en métropole
Une double haie de cannes à sucre
Pour la plage de sable blond, on repassera, on est dans la zone volcanique.
Notre gîte depuis la « plage »
Le site et notre gîte s’appellent la Pointe au Corail. Devinez pourquoi.
Les locaux appellent ça « bonnets de prêtre ». Quelqu’un a-t-il un autre nom ?
Ne cherchez plus pour la dame d’hier. Honorine a gagné un boulon. Mais que fait Emmanuelle ?