Dernier jour dans la Chapada Diamantina

Il a encore bien plu cette nuit, nous sommes d’ailleurs rentrés hier soir du resto sous la pluie. Mais la journée nous a encore été clémente : pas de pluie, mais ciel souvent couvert qui nous a évité les ardeurs du soleil.
Après un petit déjeuner copieux, varié et délicieux, nous sommes partis en voiture pour faire quelques visites à proximité de Lençois.
« Jésus est la lumière de mon chemin »
Avec une telle protection, on peut doubler sans crainte, dans les virages et sans visibilité.
Première visite : la Caverna Torrinha, une grotte avec des concrétions. C’est un peu aménagé pour les visites, mais juste ce qu’il faut.

On s’y promène avec un casque et une lampe de poche.
Ces aiguilles se sont formées sur le sol par évaporation
Après avoir mangé comme hier dans un « restaurante por quilo », direction le Morro do Pai Inácio (la Colline du Père Ignace), où je suis monté seul avec notre guide car Marie-Christine, après les marches des derniers jours, a un genou gauche pas en très bon état. De là-haut, on a une vue magnifique sur la région.

Non, ce n’est pas entretenu, c’est la nature qui profite du moindre trou un peu fertile.
Pour terminer l’après-midi avant de rentrer à notre pousada, une petite trempette des pieds. D’habitude, il y a deux bassins (un grand et un petit) où on peut se baigner. Mais en ce moment, il y a beaucoup d’eau et le courant est trop fort.

De la neige ? Non, de la mousse.

Lençois et ses environs

Cette nuit, il est tombé des cordes, des chats et des chiens. Heureusement, nous étions dans notre chambre, rentrés à temps du resto du soir. Mais il a quand même fallu déplacer un peu notre lit à cause de la gouttière qui tombait dessus. En plus, on était dans le noir dès 9 h car il y avait une panne d’électricité dans la ville. Ça a été rétabli dans la nuit et aujourd’hui, tout est OK.
Au matin, les employés municipaux ramassait le sable descendu des hauteurs pendant l’orage.
Pour commencer, quelques photos de notre jolie pousada.
La pomme de douche avec chauffage incorporé en usage dans la région.
Trois positions : hiver (avec chauffage), été (chauffage modéré) et froid.
Aujourd’hui était un jour de repos, seulement 4 h de marches cumulées, sans grandes difficultés.
Nous avons traversé plusieurs fois Lençois, ancienne ville coloniale qui s’est développée grâce au commerce des diamants,  pour aller aux départs de balades. Nous avons mangé à midi dans un « restaurant au kilo » : on met ce qu’on veut dans son assiette et, comme vous l’aurez compris, on paie au poids.
Lençois
Nos balades
En haut, c’est un toboggan naturel où les gens s’amusent à glisser dans l’eau.
Mais avec ce qui est tombé cette nuit, le débit était tel que ce n’était pas possible.
Marie-Christine a aujourd’hui un bâton plus moderne, avec lampe et boussole incorporées, prêté par le propriétaire de notre pousada. Elle a laissé dans notre chambre les autres, qui sont en fait des manches à balais recyclés.

En route vers Lençois

Pour rejoindre Lençois (capitale de la Chapada Diamantina, 10000 habitants) à partir de Capão, il y a deux options :
  1. Contourner en voiture ou en bus le massif montagneux par le nord, ce qui fait une cinquantaine de kilomètres de route
  2. Traverser à pied
Comme nous sommes courageux, nous avons choisi la deuxième option, ce qui fait une marche de 7 h pour 21 kilomètres.
Nous sommes partis sous la pluie, ce qui nous a permis d’étrenner nos capes achetées à Decathlon juste avant le départ. Puis le temps s’est éclairci, mais le soleil est resté moins agressif qu’hier.
Nous avons traversé des paysages et des végétations très variées, l’ensemble étant plutôt humide car il a pas mal plu ces derniers temps, ce qui est une bonne chose pour la région. Nous avons beaucoup marché dans l’eau, traversé quelques cours d’eau (des petits, pas l’Amazone) et quand même pas mal sué. La douche a été la bienvenue en arrivant à la pousada à Lençois.
Le départ. Marie-Christine a des bâtons rustiques prêtés par notre guide.
Il a fallu qu’on la traverse pour avoir le droit de manger.
Ce n’est pas un ruisseau. C’est la chemin.
On arrive à Lençois. On est contents.

Balade dans la Chapada Diamantina

Pendant les 4 heures de marche que nous avons faites aujourd’hui (balade du cañon de la Fumaça), nous avons eu très chaud. Nous sommes partis avec un temps couvert et une petite bruine rafraichissante, mais ça n’a pas duré et le soleil a bien cogné. La montée raide qui commençait la randonnée a été un peu dure pour les jambes, heureusement la suite était un peu plus cool. Mais ça valait le coup d’y aller, tout cela était vraiment magnifique.
Pour terminer, notre guide nous a emmenés à un endroit sympa où nous avons pu nous rafraichir en nous baignant dans des trous d’eau alimentés par une petite cascade.
Puis retour à la pousada où nous avons apprécié de nous allonger pour nous reposer un peu.
Le centre du village
Si vous avez de vieilles chaussures de marche à recycler…

Vers la Chapada Diamantina

Une longue journée de voyage.
Lever à 5 h du matin et petit déjeuner frugal avant de partir vers la gare routière.
Départ de Salvador à 7 h pour 8 h de bus vers Palmeiras, porte d’entrée pour la Chapada Diamantina.
Trois quarts d’heure de piste en terre battue du genre j’en-ai-vu-des-pires-j’en-ai-vu-des mieux pour arriver à la Pousada do Capão où nous sommes maintenant installés. Ça change de Salvador, on a un peu l’impression d’être au bout du monde, puis on arrive à la pousada, très agréable, bien installée dans la verdure, au milieu des plantations de bananes. Il y a même le WiFi, ce qui me permet d’alimenter le blog installé devant une bière offerte par le patron de la pousada.
A la gare routière de Salvador.
A proximité de la pousada.
Nous avons fait la connaissance de notre guide Stéphane qui nous accompagnera les prochains jours et nous a fait faire un petit tour dans le « village ». Je mets ce terme entre guillemets car l’habitation est tellement dilué dans la verdure qu’on n’a pas l’impression d’un village. Mais il y a des gens qui habitent là, il y a un ramassage scolaire et même … une école Steiner.