L’Isle sur la Sorgue (2021)

Par ces temps de pandémie, on ne peut pas faire de tourisme à l’étranger. Qu’à cela ne tienne, nous allons passer une semaine dans le Vaucluse.

Dimanche 7 février 2021

Nous sommes partis de Lorraine sous la pluie. Mais à l’arrivée, nous avons trouvé le soleil.

Depuis le balcon de notre appartement, on voit une partie de la résidence et quelques reliefs.
Arrivés avant le couvre-feu, nous avons eu le temps de faire une petite balade (3 km).
Les inondations dont parlent les médias, c’est rien que des fake news. Pour preuve, ce canal.

Lundi 8 février 2021

Ce matin, nous avons fait mieux qu’hier : une balade d’un peu plus de 9 kilomètres pour aller vers Fontaine de Vaucluse où se trouvent les sources de la Sorgue, au fond d’une vallée fermée (vallis clausa, qui a donné Vaucluse ; c’était notre minute culturelle). Nous avons marché sous un beau soleil qui a l’air de s’installer même si la météo dit le contraire. Le gestionnaire nous l’avait vendue pour une demi-heure (l’aller), mais il avait visiblement mal estimé, on a mis 2 h 45 (en comptant les arrêts pour admirer le paysage). C’était très calme, mais on sent vite qu’en été, il doit y avoir du monde, et c’est un euphémisme.

Il ont ouvert le robinet pendant la nuit.
Vers le fond de la vallée.
Le bassin qui alimente en partie la rivière. En hautes eaux, il déborde et il y a une magnifique cascade.
Une jolie maison dans le village de Fontaine de Vaucluse.

L’aqueduc, par dessus et par dessous.

La grande roue du moulin à papier.

La météo avait raison, le temps de cet après-midi était brouillé et on a eu quelques gouttes de pluie. Cela ne nous a pas empêché d’aller à L’Isle-sur-la-Sorgue. Mais c’est lundi et tout est fermé, même ce qui serait ouvert avec les restrictions sanitaires. On n’y a donc fait qu’un petit tour avant de reprendre la route.

Les canaux qui sillonnent la ville sont appelés des sorgues. La rivière Sorgue a tendance à s’étaler un peu partout.

Direction Pernes-les-Fontaines, petite ville avec un quartier ancien bien agréable avec de la réhabilitation à tous les coins de rue.

Ensuite, retour à la résidence en passant par Saumane en Vaucluse, où se trouve un château ayant appartenu à la famille du marquis de Sade. Il était bien sûr fermé et pas très intéressant de l’extérieur.

Mardi 9 février 2021

Ce matin, visite de Gordes, classé dans les plus beaux villages de France. C’est mérité, comme en témoignent les photos qui suivent. Au (très petit) marché devant le château, nous avons goûté, puis acheté quelques produits fort goûteux. La photo générale a été prise au retour car à l’aller, on ne voyait même pas qu’il y avait un village (brumes matinales qui avaient du mal à se dissiper). Mais le soleil est revenu petit à petit.

Le village des bories est un ancien village déserté par les habitants, mais pas par les touristes en été. Il est fait de construction en pierre sèche. Il est malheureusement fermé pour cause de covid, mais on y a rencontré l’employé municipal chargé de l’entretien qui nous a aimablement laissé pénétrer dans l’entrée où nous avons pu prendre quelques photos. Nous avons discuté avec lui un bon quart d’heure, puis nous l’avons laissé faire le travail pour lequel il est payé. Nous avons ainsi appris que les arbres qu’on voit partout sont des chênes truffiers (ils ne ressemblent pas aux nôtres).

Cet après-midi, une balade de 6 kilomètres. On part du Thor, petite ville à un quart d’heure de notre hébergement.

Puis, on quitte la ville pour finir par monter vers le château de Thouzon, en fait une ancienne abbaye fortifiée, actuellement en ruines et en restauration. Sur la dernière photo, entre la tour et l’arbre, on distingue au loin le Mont Ventoux, enneigé.

Dans quelques jours, cette orchidée sauvage sera certainement très jolie.

Retour au Thor pour retrouver la voiture et rentrer avant le couvre-feu.

Mercredi 10 février 2021

Départ à 9 h 30 pour Saint-Remy-en-Provence où c’est jour de marché. On y achète de quoi se restaurer : des produits locaux des nems et des gâteaux marocains.

Étape suivante : Les-Baux-de-Provence, qui mérite lui aussi son classement parmi les plus beaux villages de France. Bien sûr, le château est fermé, mais la visite reste très intéressante et il y a quand même quelques touristes, en quantité supportable. Comme on peut le constater sur une des photos, ici c’est presque le printemps. On a eu toute la journée un grand soleil dans un ciel tout bleu.

Au retour, on passe à nouveau par Saint-Rémy-en-Provence pour un petit détour par la Rome antique. Le site principal est fermé, mais … (refrain connu).

Avant de rentrer, un peu fatigués (c’est dur le tourisme), on s’arrête dans une fabrique de fruits confits, où on achète des figues confites et de la confiture de figues. Ah oui, et aussi des courses au SuperU, ce qui est moins drôle.

Jeudi 11 février 2021

Au programme de la matinée, les villages de Roussillon et de Joucas.

Sur la route, un champ de lavande.

Roussillon est réputé pour ses ocres. Le sol est ocre, les maisons sont ocres, les magasins vendent de l’ocre (et d’autres couleurs), les artistes utilisent l’ocre, …

Nous y avons attrapé la frustration car le chemin des ocres, balade dans les anciennes carrières, est fermé pour travaux (ça change de la covid). Frustration à moitié soignée par la beauté du village (classé dans les plus beaux ….) et du paysage. Et puis il parait qu’à Rustrel, le Colorado Provençal est ouvert. On ira peut-être un autre jour.

J’ai oublié de dire que le temps est toujours au beau et le ciel toujours au bleu (pas ocre du tout).

A Joucas, nous avons subi une anomalie certainement quantique qui nous a donné le don d’ubiquité.

Joucas est aussi un joli village où deux artistes ont disséminé des sculptures.

Au programme de l’après-midi, une balade de 7,5 kilomètres avec, en vrac, une petite chapelle, une carrière (on a pensé à Hugo), des vignes, des oliviers, des cailloux, des montées et des descentes, encore un joli village (il n’y a que ça dans la région).

Et puis il y le mur de la covid peste. Il a été construit (sur 27 km) en 1720 pour se protéger de la peste noire qui venait d’arriver à Marseille. Ça n’a pas très bien marché, mais la maladie a quand même mis 17 mois à le franchir. Il comportait des postes de garde pour dissuader les gens de passer de l’autre côté. Ce n’est pas la Grande Muraille, mais ça reste une réalisation ambitieuse (tout en pierres sèches).

Vendredi 12 février 2021

Le Colorado Provençal est une ancienne carrière d’ocre exploitée depuis la Révolution et maintenant reconvertie pour le tourisme. C’est le premier site touristique que nous voyons ouvert, depuis le 6 février seulement. Nous y avons fait une balade de 4 kilomètres. Aucune raison de fermer ce genre de site, tout est en plein air et à cette saison on y croise peu de monde. Ça ne concurence pas les grands parcs américains, mais ça vaut le détour.

Quelques photos de notre sortie de l’après-midi à L’Isle-sur-la-Sorgue. C’était plus sympa que lundi car les boutiques étaient ouvertes et la ville plus animée. Mais comme il s’est mis à tomber une petite pluie bien froide, on est rentrés assez tôt à la résidence pour boire un thé bien chaud.

Samedi 13 février

Aujourd’hui, nous sommes partis toute la journée, avec pique-nique à midi (dans la voiture en raison du froid). Nous avons visité une série de petits villages typiques de la région, tous avec de belles grimpettes.

Pour commencer, Robion pour faire le plein d’essence, aller dans une confiturerie (quelques achats) et quand même faire un petit tour dans le vieux village.

Étape suivante : Maubec.

Puis Oppède, très en ruine avec quelques tentatives de réhabilitation.

On continue par Ménerbes. Non, on n’a pas acheté de vin.

Pour finir l’après-midi, une marche de 3 kilomètres dans une forêt de cèdres, à proximité de Bonnieux (total de la journée : une douzaine de kilomètres). Les cèdres se sont bien adaptés au climat local et sont exploités pour la menuiserie et la construction.

Et demain, retour à la maison.